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Tourcoing : le long parcours des victimes de violences conjugales

Tourcoing : le long parcours des victimes de violences conjugales

Deux années de négociation ont été nécessaires pour qu’une femme victime de violences ne soit plus redevable des dettes de loyers de son ex-compagnon.

Au moment où la ministre du Logement et de l’Habitat Durable réaffirmait "son engagement et celui de son ministère dans la mise en œuvre des actions visant à héberger et accompagner vers le logement les femmes victimes de violence", la CLCV se démenait pour qu’un bailleur des Hauts-de-France accepte de lever la clause de solidarité d’une locataire contrainte de quitter le domicile conjugal.

Retour sur les faits : en février 2014, la locataire quitte précipitamment son logement à cause de la violence de son compagnon. Elle adresse, dans la foulée, un courrier à SIA Habitat pour demander une désolidarisation. Son compagnon se maintient dans le logement. Les impayés de loyer commencent. La locataire écrit à Action Logement, caution, pour signaler la situation. Résultat : fin 2016, Action Logement réclame à la locataire plus de 3000 euros et SIA Habitat 2 600 euros, malgré un suivi extrêmement rigoureux de son dossier.

Si les services d’Action Logement se sont montrés assez rapidement compréhensifs, le bailleur a quant à lui campé sur sa position. Il aura fallu de nombreux échanges avec le directeur d'agence - et alerter ministères et élus - pour que SIA s’engage, en février 2017, à ne recouvrer la somme qu'auprès de l'ex-compagnon de la locataire.

Un parcours long et difficile pour cette locataire qui nous montre qu’il reste encore beaucoup de chemin à parcourir…