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Pays d'Arles : la CLCV se lance dans le repérage de l'habitat indigne

Pays d'Arles : la CLCV se lance dans le repérage de l'habitat indigne

Depuis le début de l'année, la CLCV Pays d'Arles participe au dispositif départemental de lutte contre l'habitat indigne. Une action menée pour le moment à titre expérimental, mais qui a déjà porté ses fruits.

Il n'a pas fallu bien longtemps à Siam Lamouchi, éco-diagnostiqueuse à la CLCV Pays d'Arles, pour se rendre compte que la maison dans laquelle elle venait de rentrer menaçait de s'écrouler. Elle a aussitôt saisi le Pôle départemental de lutte contre l'habitat indigne (PDLHI) pour enclencher l'intervention de la gendarmerie et la mise en sécurité des lieux et de leurs habitants.

Depuis le début de l'année, l'association locale participe en effet à ce dispositif partenarial mis en place en décembre 2014 afin de mieux repérer et intervenir sur les situations d'habitat indigne et indécent. Ses permanences, mais aussi ses visites à domicile effectuées dans le cadre de son action contre la précarité énergétique (lire « Arles : un soutien individualisé face à la précarité énergétique ») faisait en effet d'elle un observateur de ces situations.

 Guidée par la fiche de signalement du Pôle, Siam Lamouchi visite ainsi depuis plus de six mois les habitations dont elle a connaissance, notant l'éclairage, la ventilation des lieux, la présence d'éléments dangereux ou dégradés, l'état des murs, des sols, des plafonds, des menuiseries, examinant l'installation électrique, l'alimentation en eau potable ou encore le système de chauffage.

  À chaque fois que nécessaire, les autorités compétentes (maire, agence régionale de santé ou Caisse d'allocation familiale) – sont saisies pour prescrire les obligations de travaux ou de relogement qui s'imposent. Mais « ce sont des procédures longues », explique Siam Lamouchi.

 Dans les situations moins dégradées, son intervention peut au contraire aboutir à des changements rapides. « Parfois, précise l'éco-diagnostiqueuse, les locataires n'ont même pas pensé à envoyer au propriétaire un recommandé lui demandant de faire les travaux ». Elle les accompagne donc, informe des aides existantes et, « parfois, une simple médiation permet de trouver une entente ».